21 février 2009
Réforme hospitalière: Régis Juanico intervient à l'Assemblée
Le 12 février 2008, le député de la Loire Régis Juanico (PS) est intervenu en ouverture du débat parlementaire sur la réforme hospitalière. Le député stéphanois est intervenu sur la situation des CHU, notamment celui de Saint-Etienne. Son intervention, filmée par la chaîne LCP, est en ligne sur son site Internet.
Source www.zoom42.fr
23 novembre 2008
Sudokus socialistes
Petits secrets et grandes manoeuvres socialistes, par Matthieu Croissandeau, journaliste au service politique du Nouvel Observateur

Le frigo est ouvert. C’est le principal enseignement de cette première journée du 75e congrès du Parti socialiste à Reims. Arrivée après tout le monde, dans une cohue digne de Madonna, Ségolène Royal est repartie sur les coups de 20H30 le sourire aux lèvres. Son courant réuni dans la salle principale du parc des expositions (un honneur réservé à la motion arrivée en tête !) a acclamé l’annonce de sa candidature au poste de premier secrétaire. Comme d’habitude elle ne fait rien comme tout le monde. Elle sera donc épaulée par un « premier secrétaire délégué, Vincent Peillon », a annoncé à la presse Manuel Valls, étrennant – qui sait… – de futurs habits porte parole ?
Pendant ce temps là, sur le parking, les quatre autres motions encore en lice (A pour Delanoë, B pour le pôle écologique, C pour Benoît Hamon et D pour Martine Aubry) tenaient elles aussi des réunions dans des tentes blanches. L’avantage des tentes, c’est que c’est sonore. Du coup les journalistes ont pu rôder autour pour entendre ce qui s’y disait. Merci, au passage, aux responsables de l’organisation du congrès…
Les voitures garées, la nuit tombée, les petits groupes qui se croisent… « On se croirait sur un parking de rencontres échangistes ou à un rendez vous d’amateurs de tuning », estimait Régis Juanico, député de la Loire proche de Hamon. L’ambiance prêtait pourtant peu au batifolage. Car à l’heure où je rédige cette note, la grande coalition anti-Ségolène semble avoir de plomb dans l’aile. Question de timing d’abord : battus dans les urnes jeudi 6 novembre, les rivaux de Ségolène ne sont jamais parvenus à combler leur retard pour reprendre l’avantage. Question d’egos ensuite : dix jours ne leur ont pas suffi pour se mettre d’accord sur un texte ou sur un nom. Du coup, c’est un peu tempête sous les crânes, sur ce parking embrumé.
Essayons d’être le plus clair possible. Arrivé en deuxième position le 6 novembre, Bertrand Delanoë est apparu comme le grand perdant du vote. Pendant huit jours, il n’a rien dit ou presque, donnant le sentiment qu’il n’était plus qu’un spectateur du congrès. Pire : sa motion s’est révélée plus fragile et moins soudée qu’on ne le disait. Entre les jospinistes « pur sucre » prêts à tout pour éviter Ségolène Royal et les Hollandais ou les amis de Moscovici, partisans d’un large rassemblement incluant l’ex candidate, les vues divergent. Du coup pour garder son courant uni, Delanoë n’a pas d’autres choix que de… ne pas choisir justement ! Si c’est le cas, il présentera un candidat de sa motion pour sauver la face. Problème : il faut trouver un animal doué d’un certain esprit de sacrifice pour aller se faire battre par Ségolène Royal. Plus embêtant : le score de ce candidat peut tout à fait être inférieur aux 25% décrochés par la motion Delanoë. A moins que… à moins qu’il n’y aille lui-même, oui. Ce serait logique, mais improbable.
Les amis de Benoît Hamon et ceux de Martine Aubry qui discutent encore et discuteront une partie de la nuit n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur le casting. Les premiers veulent que l’eurodéputé maintienne sa candidature et comprendraient très mal qu’il recule. Ceux de la maire de Lille se disent qu’elle a beaucoup plus de chances que lui de l’emporter. Si leurs négocations échouaient, on pourrait donc tout à fait imaginer un scénario surréaliste qui verrait s’affronter jeudi prochain quatre candidats au poste de Premier secrétaire… Les militants trancheraient alors au scrutin majoritaire, ce qu’ils ne sont pas parvenus à décider au scrutin proportionnel, lors du vote sur les motions, le 6 novembre dernier.
Bref, beaucoup de supputations et d’interprétations à l’instant T qui rendent impossible tout pronostic. Espérons qu’on y verra plus clair demain. La nuit porte conseil. Même aux socialistes ?
