Eric BERLIVET

revue de presse politique de Saint-Etienne

15 mai 2009

Communiqué Capagauche ! Saint-Étienne/Loire-sud

Ne laissons pas Le Pen et le FN récupérer les symboles
du mouvement ouvrier

Vendredi 15 mai 2009, Jean-Marie Le Pen est à Saint-Étienne.
Il veut visiter le musée de la Mine.

Un sombre écho à la visite de Pétain qui, le 1er mars 1941, est venu hanter le puits Couriot avant d’annoncer, du parvis de l’Hôtel de ville, « la charte du travail », autrement dit le programme d’encadrement social du gouvernement de Vichy (suppression du droit de grève, dissolution des organisations syndicales, …).

Après avoir contaminé les discours et les politiques de la droite au pouvoir, l’extrême droite tente, avec un discours nationaliste prétendument social, de profiter de l’augmentation massive du chômage et de la dégradation sociale généralisée pour insinuer son idéologie nauséabonde. Nous dénonçons avec force cette manipulation.

Le Pen et le Front National n’ont aucune légitimité à prétendre défendre une politique sociale favorable au monde du travail. Tout leur programme y est au contraire opposé. Au parlement européen par exemple, Le Pen et les élu-e-s du FN ont voté toutes les mesures libérales qui détruisent les services publics, les droits des travailleurs et les solidarités.

Contre le « front national » de l’extrême droite, c’est un véritable front social qu’il faut construire et amplifier, pour faire valoir les droits de la grande majorité de la population face aux intérêts de quelques grands patrons et actionnaires.

Le Pen et le FN sont contre le droit du travail !

Le Pen et le FN sont contre les syndicats !

Le nationalisme et le fascisme sont les ennemis des peuples,
il faut les combattre !

Pour dire que nous refusons de laisser Le Pen et le FN récupérer les symboles du mouvement ouvrier, nous appelons à un rassemblement lors de sa visite au Musée de la mine :
Rendez-vous à 10h00 vendredi 15 mai 2009
sur le parvis devant le musée

Premiers signataires : Capagauche ! Saint-Étienne/Loire-sud, Élus communistes et républicains de Saint-Étienne, association départementale des élus communistes et républicains, Gaia St Chamond, JC Loire, MJS Loire, PCF 42, PCF Saint-Étienne, Parti de Gauche Loire, PH Loire Sud, PS Loire, NPA Saint Étienne, Solidaires Loire, UEC, et des citoyen-ne-s…

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17 décembre 2008

Communiqué Capagauche ! Saint-Étienne

Capagauche ! Saint-Étienne
Collectif Antilibéral Pour une Alternative de Gauche
49 rue de l'Éternité 42000 Saint-Étienne ¤ capagauche42sud@gmail.com ¤ 06 19 76 24 24
Site de la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires : www.cncu.org

Coût des transports en commun pour les usagers en hausse…
Chiffre d'affaire de l'actionnaire principal en hausse aussi !

En janvier 2009, les utilisateurs et les utilisatrices de la Stas vont voir une augmentation importante du coût de leur déplacement. Comme AlterEkolo, Capagauche ! Saint-Étienne estime que « de telles hausses sont un contre sens historique, défavorisant l'utilisation des transports en commun ». Comme les Verts Loire, nous dénonçons cette hausse qui « est inadaptée à la volonté affichée de développement du service et de l'usage des transports en commun » et nous affirmons que la baisse du tarif « est un vrai levier pour inciter à s'abonner et augmenter l'usage des transports en commun. Ces mesures augmenteraient l'usage des transports, favoriseraient la mobilité et la qualité de vie pour tous ».

Cette décision est particulièrement choquante dans un contexte de dégradation générale du niveau de vie, lié aux politiques libérales menées au niveau national qui visent à restreindre les salaires et les revenus socialisés pour favoriser les rentes des actionnaires et les profits des grands patrons, situation encore en cours d'aggravation avec la crise financière et économique actuelle. Et le projet de budget de la ville de Saint-Étienne ne va pas améliorer les choses !

Pourtant, du côté de l'actionnaire principal de la Stas, VEOLIA TRANSPORT, filiale de VEOLIA Environnement, les affaires vont bien : Veolia Environnement a publié récemment ses résultats pour l'exercice 2007, résultats qui font apparaître un chiffre d'affaire en hausse de 14% à 32,628 milliards d'euros. La branche «transport » pour sa part gagne 14.9%, à 1 313 millions d'euros. Ce qui permet à Henri Proglio, le Président du groupe, « de confirmer ses objectifs fixés pour 2007 et pour le moyen terme ».

Chiffre d'affaire et profits en hausse pour Veolia, tarifs en hausse pour les usagers…
On voit où est la cohérence : faire payer par les usagers les profits des actionnaires !

Comme nous l'avons défendu dans la cadre de la campagne municipale unitaire « Une autre ville est possible », nous demandons un véritable service public des transports les moins polluants. Cela suppose de faire en sorte que la gestion des transports en commun soit entièrement publique. Il faut également instaurer immédiatement des tarifs sociaux, avec la gratuité des transports collectifs urbains pour les chômeur-se-s, les allocataires des minima sociaux et les bas revenus. Nous demandons comme les Verts que le ticket à l'unité soit porté immédiatement à un euro par jour, en attendant la gratuité pour tou-te-s, à l'opposé de la politique municipale actuelle.

La gratuité est possible : six villes françaises ont mis en place la gratuité totale des transports en commun. Colomiers (près de Toulouse) et Compiègne (Oise), la pratiquent depuis les années 70. Plus récemment, les municipalités de Vitré (Ille-et-Vilaine), Châteauroux et Issoudun (Indre), ainsi que Mayenne (Mayenne) se sont lancées. La gratuité favorise la fréquentation d'un réseau. A Châteauroux, celle-ci a été doublée.

Le coût réel de la gratuité (ou de tarifs très bas) est bien inférieur à ce qui est souvent annoncé :

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie souligne ainsi l'importance des coûts externes de l'automobile. « Il s'agit de l'ensemble des coûts "cachés", que supporte la collectivité du fait des nuisances automobiles, explique Nathalie Martinez, économiste au département organisation des transports de l'Ademe. Par exemple, si un particulier pose du double-vitrage sur ses fenêtres pour atténuer le bruit de la circulation, c'est un coût externe, qui n'est pas supporté par l'automobiliste. » En tenant ce raisonnement, la ville d'Hasselt a calculé ce que lui aurait coûté de conserver les transports payants, donc une circulation automobile dense : 149000 euros par an. (Source site novethic.fr : http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp?id=73456)


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